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«Dans la marmite du sorcier Noah»

Ce n’est plus un scoop ! Depuis fin septembre, Yannick Noah, est le «nouveau  capitaine de l’équipe de France masculine de tennis. La F.F.T. a fait son choix. Il était temps! L’ère Clément devenait irrespirable pour tout le monde. Plus personne ne souhaite revoir une finale de Coupe Davis comme celle de novembre 2014 à Lille, perdue sans la moindre dignité face à la Suisse. Même dans les archives du «jeu de paume» il n’existe pareille humiliation. Un record historique du genre.noah

Aujourd’hui, «Captain Noah» dit avoir un plan pour redonner des couleurs et des valeurs à cette équipe. Son palmarès au poste de patron des bleus en Coupe Davis prêche en sa faveur. Deux titres chez les hommes en 1991 et 1996. Un autre, tant espéré, avec les femmes victorieuses de la Fed Cup en 1997. Malgré cela, une question demeure sur toutes les lèvres depuis sa nomination. L’homme est il encore à la hauteur de la tâche ? Lui seul le sait. Accordons lui le bénéfice du doute. Après tout, s’il a accepté de rentrer à nouveau dans «la danse» c’est qu’il sait encore danser!

Le lauréat de Roland Garros a certainement des défauts mais il est le seul français aujourd’hui à pouvoir parler de sa victoire de 1983 sans nostalgie. Preuve qu’Il reste avant tout un homme du présent, véritable jongleur du «Carpe diem». Nul doute qu’il va jouer le coup à fond ! Les joueurs vont réapprendre à «mouiller le maillot» efficacement et c’est tant mieux! Il s’est entouré pour cela. D’abord en demandant à Cédric Pioline, vieux routier de l’épreuve, de l’accompagner en tant que capitaine adjoint. Ensuite en nommant Loïc Courteau, ancien coach de Mauresmo, comme nouvel entraineur. Ces deux là vont devoir s’occuper de l’aspect technique du jeu. De suivre et dialoguer régulièrement avec les joueurs et leurs staffs, durant leurs déplacements quotidiens sur le circuit mondial.

Noah le «sage» se réserve lui ce qu’il préfère, son domaine de prédilection, «touiller et retouiller» le mental des joueurs au fond de sa «marmite», avec pour seul objectif visualiser et s’approprier à chaque match la culture de la gagne ! Celle qui vous permet de terminer un set sans trembler. Celle encore qui vous donne la force de battre un adversaire en étant mené 5 jeux à 0. C‘est exactement ce qu’il manque aux tennismen français depuis des années dans les grands rendez-vous. Chacun le sait, inutile de parler de haut niveau en sport sans mental. Surtout si vous évoluez dans une des disciplines les plus médiatisées de la planète, en ayant en plus la chance de jouer une finale de Coupe Davis à domicile. La pression est double. La technique, le physique ne suffisent plus, il faut avoir la tête bien ancrée, tournée vers la victoire, sans pour autant l’avoir dans le «saladier d’argent» avant l’heure.

Une alchimie que va devoir trouver à nouveau Yannick Noah. Il n’est là que pour cela. Pour que sa «potion magique» prenne et enchante comme avant le cœur des supporters de l’équipe de France. Le rendez-vous est pris. Première confrontation face au Canada du 4 au 6 mars prochains.

A la suite de cela il sera toujours temps de voir si l’ex chouchou du tennis français entame progressivement sa nouvelle mutation. Celle lui permettant de passer définitivement du statut de «lion indomptable» du Court Central (Roland Garros 1983) à celui de «vieux sage» aux multiples saladiers d’argent. Souhaitons-le ardemment pour lui comme pour l’équipe.

Si toutefois, pour notre plus grand plaisir, les bleus devaient renouer avec la victoire finale, nous ne pourrions plus parler en France de Coupe Davis mais bien de «Coupe Davix !». Une épreuve que l’on remporterait grâce à la «combinaison magique» d’un vieux druide, le «sorcier Noah». Un savoir faire unique à rendre jaloux un autre sage gaulois bien connu de tous, un certain «Panoramix».

Régis Bonlieu

 

2 réponses

  1. rigaudie

    bravo :))

  2. Anonyme

    J aime bien moi cet article…. Bravo monsieur…

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